Un serveur de sauvegarde dans vos locaux restaure vite un fichier effacé ou un serveur en panne. Il ne sert plus à rien le jour où le bâtiment brûle, où le local technique est inondé, où le matériel est volé ou où un rançongiciel chiffre tout ce qui est branché sur le réseau. La sauvegarde externalisée est la copie qui se trouve ailleurs ce jour-là. Chez NirWana, elle fait partie de l'offre Zen Backup, et elle se prolonge, pour ceux qui en ont besoin, par un redémarrage de l'activité directement en datacenter.

Comment fonctionne la copie externalisée.

Chaque nuit, une fois la sauvegarde locale terminée, votre serveur de sauvegarde envoie vers le datacenter tout ce qui a changé depuis la veille. Les données sont dédupliquées et compressées avant de partir : une entreprise de 20 postes et deux serveurs transfère typiquement quelques dizaines de gigaoctets par nuit, ce qu'une connexion fibre ordinaire absorbe sans gêner personne. La première copie, complète, est planifiée avec vous, sur plusieurs nuits si le volume l'exige.

La copie couvre tout ce que nous sauvegardons chez vous : serveurs et machines virtuelles, postes de travail, NAS. Vos données Microsoft 365 sont sauvegardées directement vers ce même datacenter, sans transiter par vos locaux.

Ce que le datacenter garantit.

Chiffrement de bout en bout

Les données sont chiffrées sur votre serveur avant de partir, protégées en transit (TLS 1.2 ou 1.3) et stockées chiffrées (AES-256). L'hébergeur n'a jamais accès à la clé : il ne voit que des blocs illisibles.

Un hébergeur souverain

Entièrement implanté dans l'Union européenne et certifié ISO 27001. Le stockage est redondé entre plusieurs de ses datacenters et vos données relèvent du droit européen.

L'immuabilité, en option

Sur un stockage objet S3 verrouillé, aucune sauvegarde ne peut être modifiée ni supprimée pendant sa durée de conservation, y compris par un administrateur dont le compte a été volé. Voir la sauvegarde immuable anti-rançongiciel.

Une rétention indépendante

De celle du serveur local : 30 jours en standard, des mois ou des archives annuelles si vos obligations l'imposent.

Le jour du sinistre.

En cas de sinistre sur votre site, plusieurs options de plan de reprise d'activité (PRA) sont possibles, et le choix se fait avant, pas pendant :

  • Rapatrier les données depuis le datacenter vers du matériel de remplacement, chez vous ou dans des locaux provisoires. Simple et suffisant quand l'entreprise peut attendre un à trois jours.
  • Redémarrer en datacenter. Vos serveurs sont démarrés sur notre infrastructure d'hébergement, depuis la dernière sauvegarde, et vos collaborateurs y accèdent à distance. L'activité reprend en quelques heures pendant que votre site est reconstruit ; le retour chez vous se fait ensuite, sans précipitation.
  • Un serveur miroir en datacenter, répliqué toutes les deux heures ou moins, pour les activités qui ne tolèrent ni un jour d'arrêt ni une journée de travail perdue. C'est l'architecture retenue pour ce PCA informatique sous 4 heures garanties réalisé pour un cabinet d'avocats.

Quelle que soit l'option, la procédure est la même : ouverture d'un ticket prioritaire P0, un ingénieur prend la responsabilité de l'équipe de secours et pilote la reprise jusqu'au redémarrage de vos utilisateurs. Notre engagement contractuel standard en cas de sinistre majeur est de 72 heures.

Le plan qui va avec.

La technique n'est que la moitié du sujet. Un plan de reprise d'activité écrit fixe qui déclenche la bascule, qui prévient les collaborateurs et les clients, dans quel ordre les systèmes redémarrent, et comment on revient à la normale. Nous rédigeons ce document avec vous à partir de deux chiffres décidés ensemble : le RTO, délai de redémarrage maximal, et le RPO, quantité de travail que vous acceptez de perdre. Le plan est ensuite testé, au moins une fois par an, et mis à jour à chaque changement important de votre système d'information.

Supervision quotidienne.

Chaque jour ouvré, nous vérifions que la copie de la nuit est arrivée complète au datacenter, pour chaque serveur, chaque poste et chaque boîte Microsoft 365. Un transfert incomplet ouvre un ticket, vous en êtes informé et nous corrigeons sans intervention de votre part. La restauration depuis le datacenter est testée avec vous selon le périmètre convenu, pour que le jour venu, personne ne découvre la procédure.

Les bénéfices pour vous.

  • Vos données existent hors de vos murs, chiffrées avec une clé que l'hébergeur ne détient pas.
  • Un rançongiciel qui chiffre tout votre site ne peut pas atteindre la copie distante, encore moins si elle est immuable.
  • Vous savez combien de temps vous serez arrêté, parce que le scénario de reprise est choisi et testé à l'avance.
  • Vous pouvez redémarrer ailleurs, en datacenter, si votre activité ne peut pas attendre la reconstruction du site.

Questions fréquentes.

La sauvegarde externalisée remplace-t-elle la sauvegarde locale ?

Non, elle la complète. La copie locale restaure en quelques heures un serveur ou des fichiers, et absorbe l'essentiel des incidents. La copie distante n'intervient que lorsque le site lui-même est touché. C'est le principe de la règle 3-2-1 : trois copies, deux supports, une hors site.

Combien de temps pour restaurer depuis le datacenter ?

Cela dépend directement du volume à rapatrier et du débit de votre connexion. Nous travaillons avec vous pour mettre en cohérence votre objectif de délai de redémarrage (RTO) avec les technologies à mettre en place. Un exemple : redémarrer sous 4 heures avec 5 To de données et une fibre Gigabit classique, qui offre en pratique 600 Mbit/s en réception. Rapatrier 5 To à ce débit demande environ 18 heures de transfert, plutôt 20 heures avec les surcoûts de protocole et l'écriture sur disque. L'objectif de 4 heures est hors de portée par rapatriement : il impose un plan de reprise d'activité en datacenter, où les serveurs redémarrent sur place, depuis la sauvegarde, sans rapatrier les données. Pour un sinistre majeur sans PRA en datacenter, notre engagement standard est de 72 heures pour la reprise complète.

L'hébergeur peut-il lire mes données ?

Non. Le chiffrement est réalisé sur votre serveur de sauvegarde, avant l'envoi, et l'hébergeur n'a jamais accès à la clé. Il stocke et réplique des blocs qu'il est incapable d'interpréter.

Ma connexion internet est modeste, est-ce un problème ?

Rarement pour la copie quotidienne, qui ne transfère que les blocs modifiés. Cela devient un critère pour la restauration : plus la connexion est lente, plus le redémarrage en datacenter, qui évite tout rapatriement, devient la bonne réponse. Nous mesurons votre débit réel lors de l'état des lieux.

Comment démarrer ?

Par un état des lieux : ce qui est sauvegardé, où partent les copies aujourd'hui, comment se ferait une restauration et en combien de temps. Vous recevez un plan d'action et un chiffrage forfaitaire.

Votre sauvegarde est-elle vraiment restaurable ?

Un état des lieux, un plan d’action et un chiffrage forfaitaire. Parlons-en dès aujourd’hui.