
On vous propose un contrat d’infogérance et vous vous demandez si le prix tient la route. L’infogérance se facture souvent par poste et par mois, et le montant dépend de ce que le forfait couvre, du nombre de postes et de serveurs, des horaires pris en charge et des déplacements. Les grilles que vous trouvez en ligne se contredisent, parce qu’elles comparent des périmètres différents. Voici la méthode pour lire un devis et le mettre en face d’un autre, à périmètre égal.
Quels sont les modèles de tarification de l’infogérance ?
Quatre façons de facturer reviennent chez les prestataires qui travaillent avec des PME, et chacune raconte autre chose sur la relation que vous allez avoir.
La tarification par poste ou par équipement est fréquente en PME. Vous payez pour chaque poste, serveur ou équipement pris en charge. Elle colle à la charge réelle du prestataire et elle reste simple à auditer, vous recomptez votre parc et vous savez d’où vient la facture. Elle convient aux structures dont le parc est stable et bien identifié.
Le forfait global mensuel fixe un montant pour un périmètre donné. Le budget est prévisible, à condition que le périmètre soit écrit précisément, sinon chaque demande nouvelle devient un débat. Il convient à qui veut une ligne unique dans son budget.
La régie au temps passé vous fait payer ce que vous consommez. C’est souple pour des besoins ponctuels, mais le prestataire est moins incité à prévenir les incidents, chaque intervention le rémunère.
La facturation au ticket pose un prix par demande. C’est lisible, mais un mois à incidents fait grimper la facture, et surtout ce modèle décourage de signaler un problème tant qu’il reste supportable.
Beaucoup de contrats mélangent ces logiques, un forfait au poste pour le quotidien et des projets facturés à part. Ce mélange n’a rien de suspect, encore faut-il savoir où passe la frontière.
Quels facteurs font varier le prix ?
Un devis ne se lit pas comme un prix au litre. Plusieurs éléments font bouger le montant, et certains ne sont jamais écrits.
Les premiers sont faciles à repérer. Le nombre de postes et de serveurs, le nombre de sites à desservir, le périmètre couvert, un support seul ne pèse pas comme un support assorti de la supervision, des sauvegardes et de la sécurité. S’ajoutent les horaires pris en charge et l’astreinte hors heures ouvrées, la présence sur site et ses conditions, et le délai de réponse auquel le prestataire s’engage par contrat. Plus ce délai est court, plus il coûte cher à tenir.
Vient ensuite ce qu’on oublie de regarder. Un parc vieillissant génère davantage d’interventions, et un bon prestataire l’intègre à son chiffrage sans forcément l’écrire, le prix couvre alors un risque que vous ne voyez pas. Le prix unitaire baisse quand le nombre de postes monte. Enfin la localisation pèse sur les déplacements, pas sur le prix affiché, deux devis au même tarif de base peuvent cacher des frais de route très différents.
Autrement dit, un prix élevé n’est pas forcément un prix abusif. Il peut traduire un périmètre large, un engagement de réponse serré, une astreinte ou un serveur de plus à surveiller. La vraie question n’est pas le montant, c’est ce qu’il achète.
Que doit contenir un devis d’infogérance ?
Un devis d’infogérance lisible répond à dix points. Si l’un d’eux manque, vous signez sur une zone grise, et c’est là que les avenants arrivent.
- Le périmètre écrit, postes, serveurs, sites et équipements réseau nommés un par un.
- La supervision, et surtout qui traite l’alerte quand elle remonte. Un agent qui surveille ne vaut rien si personne n’agit derrière.
- Les mises à jour et ce qu’elles couvrent, système, bureautique, et le logiciel métier ou non. Ce dernier point est souvent le plus flou.
- Le support, ses canaux, ses horaires et le délai de première réponse.
- Les déplacements sur site et leurs conditions, nombre d’interventions, distance, main-d’œuvre comptée ou non.
- Les sauvegardes, leur fréquence et leurs tests de restauration, notre page sauvegarde externalisée décrit comment nous les vérifions.
- La sécurité nommée, pare-feu, protection des postes, gestion des accès.
- Ce qui est hors forfait, et à quel tarif.
- Les conditions de fin de contrat.
- Les bilans et le suivi par ticket.
Cette liste sert à une chose, reprendre la main sur un document que l’on vous présente comme technique alors qu’il est d’abord commercial.
Comment comparer deux contrats ?
Comparer deux devis sans se faire avoir tient en quatre gestes, dans cet ordre.
Rétablissez le périmètre avant de regarder le prix. Ne retenez que les lignes écrites, pas celles promises en rendez-vous. Un service évoqué à l’oral ne figure dans aucun contrat.
Sortez les licences du forfait. Une licence suit le tarif de son éditeur, avec ses propres paliers. La laisser dans le forfait d’un côté et la sortir de l’autre fausse toute la comparaison.
Chiffrez les exclusions. Le déplacement, l’heure hors forfait, l’intervention hors heures ouvrées, ce sont elles qui creusent l’écart réel entre deux offres d’apparence proche.
Ramenez tout à l’année. Un prix mensuel attirant peut cacher des coûts annexes annuels qui inversent le classement.
Une fois ces bases posées, la grille de lecture tient dans ce tableau.
| Geste | Ce qu’on vérifie | Le piège évité |
|---|---|---|
| Rétablir le périmètre | Les lignes écrites au contrat, pas celles promises en rendez-vous | Un service évoqué à l’oral qui ne figure nulle part |
| Sortir les licences | Le tarif éditeur et ses paliers, comptés hors forfait des deux côtés | Une licence dans le forfait d’un côté, à part de l’autre |
| Chiffrer les exclusions | Le déplacement, l’heure hors forfait, l’intervention hors heures ouvrées | Un écart réel masqué sous deux montants mensuels proches |
| Ramener tout à l’année | Le coût annuel complet, annexes comprises | Un prix mensuel attirant qui inverse le classement sur douze mois |
Deux devis se comparent à périmètre égal, jamais ligne à ligne sur le seul montant.
Pourquoi nous ne publions pas de grille de prix ?
Nous l’assumons, vous ne trouverez pas de tarif au poste sur cette page. Un prix annoncé avant d’avoir vu le parc se corrige souvent au premier avenant.
Chez Nirwana, tout démarre par un audit de l’existant. Nous définissons ensuite, pour votre infogérance informatique à Paris, ce que nous prenons en charge, sous quel délai nous répondons, nos engagements de service et un forfait sans mauvaise surprise. La façon de sortir du contrat y est écrite en toutes lettres. Chaque demande ouvre un ticket que l’on suit, et des bilans réguliers vous montrent l’état du parc et son coût. Rien ne se cache derrière une ligne, nous détaillons et chiffrons chaque prestation.
Le devis vient après l’audit, pas avant. Devis sur demande, donc, et un chiffre qui veut dire quelque chose.
Questions fréquentes
Le matériel est-il inclus ?
Non, le matériel et son installation sont presque toujours hors forfait. Chez nous, il se chiffre à part, à l’achat ou en location selon votre cas, et la même équipe le fournit, l’installe et l’exploite. Vous conservez un seul interlocuteur pour le matériel et logiciels, du premier devis jusqu’au remplacement de l’équipement.
Les licences sont-elles comprises ?
Non, les licences se facturent à part du forfait. Chez Nirwana, nous prenons en charge l’attribution et le retrait des licences Microsoft 365 ainsi que le suivi de leur coût, mais ce prix n’est pas celui du forfait. Le devis dit ce qui relève du forfait et ce qui s’ajoute.
Existe-t-il des frais de mise en place ?
Cela dépend du devis, qui doit le dire. Que la phase de démarrage soit comprise dans le forfait ou facturée à part, l’important est que ce soit écrit, pas deviné.
Infogérance ou informaticien interne, lequel coûte le moins ?
Cela dépend de la taille du parc et de ce que vous attendez. Un salarié représente un coût fixe, un prestataire mutualise ses moyens sur plusieurs clients. Selon le nombre de postes à couvrir, le calcul penche d’un côté ou de l’autre.
Le prix par poste baisse-t-il avec la taille du parc ?
Oui, le prix unitaire diminue à mesure que le parc s’étoffe. Plus il y a de postes, moins chaque poste coûte, pour un service équivalent. C’est pourquoi deux tarifs au poste ne se comparent que sur des structures de taille voisine, sinon l’écart traduit le volume et non la qualité de l’offre.